• 11 juin 2026 | Animateur : Frédéric Changenet

      Système de Son Spatialisé

      Il désigne l’ensemble technique (salle, algorithme, et surtout configuration d’enceintes) qui ambitionne de reproduire une scène sonore dont les les critères sont :

      Sur cet aspect, on désigne l’ensemble des techniques et technologies incluant le type d’enceinte, le setup utilisé, l’algorithme de spatialisation ET la salle. Ce dernier point fait débat. Certains pensent qu’il ne faut pas inclure la salle dans la définition

      Ci-dessous, on définit les critères qui permettent de décrire un système de son spatialisé. Ces critères permettent sa description et pourraient éventuellement servir à le “quantifier, mesurer” en terme de qualité / capacité à atteindre des objectifs définis par la production (j’ai besoin de sonoriser de la musique classique, je dois sonoriser de la musique électronique spatialisée….)

      Une “mauvaise note” à un des critères n’est pas forcément un gage de mauvaise qualité du système mais une caractéristique qui permet d’apprécier sa “cohérence” ou son “manque de cohérence” avec le projet.

      • La Localisation : Capacité à positionner des sources sonores avec précision dans l’espace.

      Peut-être pourrions-nous l’appeler “Précision de localisation”. Ce critère désignerait la capacité d’un système à permettre à l’auditeur de comprendre clairement d’où provient une source sonore. Dans certains cas, il est très facile d’indiquer d’où provient une source, dans d’autres, la localisation est moins précise, plus diffuse.

      On pourrait donc avoir :

      • Localisation

      • Précision de localisation

      • Stabilité de localisation

      o La Stabilité de localisation : Capacité à maintenir cette précision pour une large zone d’auditoire.

      La stabilité de localisation rend compte de la capacité du système à faire en sorte qu’une source sonore semble provenir de la même direction quelle que soit la position de l’auditeur dans la salle.

      Note : ce critère se rapproche de ce que l’on appelle à Radio France la « Robustesse spatiale » : « la robustesse spatiale se manifeste par la faculté d’une scène sonore à conserver sa cohérence lorsqu’on se déplace à l’intérieur de la zone d’écoute. » Dans cette définition, on intègre l’ensemble de la scène sonore, on ne parle pas d’une source en particulier. Néanmoins, ça reste la même idée.

      Exemple : un système peut tout à fait avoir une bonne « précision de localisation », mais uniquement au sweet spot. C’est le cas d’un système 5.1 qui aurait une bonne « précision de localisation » mais une mauvaise « stabilité de localisation »

      Le terme « stabilité » a fait débat lors de nos échanges. Que pensez-vous d’utiliser le terme de « robustesse de localisation » ?

      • L’Ouverture / Ambitus spatial / Panorama / Etendue : Capacité à diffuser des sources sonores depuis une multitude de directions autour des auditeurs (En 2D et en 3D)

      Le terme reste à choisir. L’ouverture plait à pas mal d’entre nous, mais certains indiquent que le terme est déjà utilisé pour décrire les enceintes et peut donc porter à confusion. A la fin de la réunion, « panorama » a été pas mal utilisé me semble-t-il.

      Ce critère permet de décrire la capacité d’un système à diffuser des sons dans les différentes directions de l’espace, sur le plan azimutal et en élévation. Le terme de plage angulaire revient souvent dans nos discussions.

      Pourrait-on utiliser le terme de « couverture angulaire » ?

      Ainsi le « panorama » d’une ligne WFS est limité à l’espace frontal, tandis que le « panorama » d’un dôme ambisonique permet la localisation de sources sonores sur toute une demi-sphère.

      Attention : Le panorama ne nous dit par contre rien de la qualité et de l’homogénéité de cette « couverture angulaire de l’espace ».

      Et cela ni en termes de :

      – Qualité de la couverture (par exemple, je pourrais avoir une ligne d’enceinte très denses sur le frontal et peu d’enceintes pour reproduire des sons provenant des côtés et de l’arrière. C’est ici le maillage du panorama qui est qualifié, la densité de points de diffusion, pourquoi pas la nature des algorithmes en jeu (dans le cas ou on utiliserait simultanément plusieurs algos – WFS en front, ambi pour surround par exemple.

      – Qualité de son (spectre, puissance et directivité des HP). Ainsi, il est fréquent de trouver des systèmes pour lesquels tous les haut-parleurs n’ont pas les mêmes caractéristiques, notamment entre le frontal et le reste de la couronne

      Note : avoir une différence de restitution en fonction de l’endroit où on localise les sources sonores n’est pas forcément disqualifiant pour un système. On ne recherche pas forcément une qualité de couverture équivalente sur l’ensemble du panorama. En effet, dans le cas de sonorisation de musique classique, on a besoin de très bien décrire ce qui se passe frontalement, avec une bonne « précision de localisation » et une bonne « stabilité de localisation – robustesse de localisation » sur le plan frontal, mais moins sur les côtés et l’arrière où il n’y aura à priori que du champ diffus.

      Pour décrire cette « qualité de la couverture » (qualité dans le sens « nature de la couverture » et pas qualité dans le sens bien ou pas bien ! Nous avions proposé le terme de « Homogénéité ». Que pensez-vous d’utiliser plutôt « qualité de couverture » ?

      • “L’Homogénéité” : Capacité du système à reproduire de la même manière une source sonore sur l’ensemble de l’ouverture / Ambitus / Panorama)

      En résumé on aurait :

      En résumé on aurait :

      • Localisation

      • Précision de localisation

      • Stabilité ou robustesse de localisation

    • Panorama (ouverture, ambitus spatial, couverture angulaire)

      • Homogénéité de couverture (les HP sont-ils répartis de façon régulière sur l’ensemble du panorama, Les algos sont-ils les mêmes sur l’ensemble du panorama)

      • Homogénéité de son (Les caractéristiques des HP sont-elles homogène sur tout le panorama (puissance, réponse en fréquence, dispersion)

      • Homogénéité de stabilité / robustesse de localisation

      Associons des métriques à ces critères :

      Localisation :

      • Précision de localisation : doit s’évaluer avec une source la plus ponctuelle possible, c’est la facilité avec laquelle on est capable de pointer la bonne direction

      Précision de localisation :

      On la mesure de 0. À 10.

      On l’évalue plutôt vers le centre de la zone d’écoute (on ne cherche pas exprès à se placer dans les zones extrêmes de la zone d’écoute)

      0 = On se sait du tout pointer la source

      10 = On sait pointer aisément la source

      Stabilité / robustesse de localisation :

      On la mesure de 0 à 10

      On l’évalue en se déplaçant sur l’ensemble de la zone d’écoute

      Pour une position de source donnée

      0 = la position perçue de la source bouge en fonction de la position de l’auditeur

      10 = la position perçue de la source reste la même quelque soit la position de l’auditeur

      Il se peut que la stabilité / robustesse de localisation varie en fonction de la position de la source dans le panorama.

      Sous critère : homogénéité de la stabilité/robustesse de localisation dans le panorama

      Zone d’écoute, aire d’écoute, sweet area : c’est la zone dans laquelle la scène sonore conserve sa cohérence

      Cohérence de la scène sonore :

      Hector : on peut mesurer deux choses : la qualité/erreur de localisation soit

      • Du point de vue de la source, en mesurant l’erreur de loc sur l’ensemble de la zone d’écoute

      • Du point de vue d’un auditeur, sur l’ensemble du panorama

      Dépend de la position de la source dans le panorama

      On cherche à caractériser l’intention et le système, on regarde le facteur de cohérence entre les deux.

      La redondance dans les termes pour les deux ne pose à priori pas de problème.

      La cohérence est l’adéquation entre le projet artistique et la réalisation sur le système.

      La cohérence est donc très liée au travail du GT3 → A pousser.